Méthodes de formulation

I. Méthodes de formulation existantes :
 Les méthodes de formulations des bétons autoplaçants utilisées actuellement, sont :
I.1  Méthode Japonaise :
La formulation des BAP par l'approche développée à l'Université de Kochi se fait de manière sécuritaire, en privilégiant le volume de pâte au détriment des granulats. Les bétons obtenus sont sous dosés en granulats et par conséquent loin d'un optimum économique. Le surcoût engendré sur le matériau est compensé, au Japon, par les économies sur la main d'œuvre.
formulation et leur application sont les suivants :
1.  Dosage des gravillons : Les chercheurs japonais ont montré que le risque de blocage est minimisé lorsque le volume du gravillon pour 1 m3 de béton est limité à la moitié de sa compacité. A défaut d'indication, nous avons choisi de la mesurer en suivant la procédure du LCPC. La compacité est pour chaque gravillon d'environ 0,57. Dans le cas de la formule de granulométrie 0/10 mm, le volume du gravillon est donc posé à 285 l/m3.
2.  Dosage du sable : Le volume du sable est posé forfaitairement à 40 % du volume de mortier ²du béton. La fluidité du béton est garantie par la réduction des frictions granulaires.
3.  Dosage du liant : La méthode ne précise pas comment doser le liant. Néanmoins la quantité de ciment peut être fixée, par exemple, en respectant la donnée des normes (soit ici une masse minimale de ciment de 350 kg/m3).
4.  Dosage de l'eau et du super plastifiant : Les dosages en eau et en super plastifiant sont déterminés au moyen d'essais sur mortiers, dont le volume de sable est fixé à 40 %. On réalise des mesures d'étalement avec un cône à mortier et des mesures d'écoulement à l'entonnoir.
I.2 Méthode Suédoise :
En fait, ils ont repris l‘approche d‘évaluation du risque de blocage et l‘ont intégrée dans le processus de formulation. Le rapport G/S final est celui qui donne le même volume de pâte pour avoir les propriétés recherchées. Les fines, l‘eau et le superplastifiant sont ajustés par la suite pour obtenir une viscosité suffisante, un faible seuil de cisaillement et la résistance à la compression visée. Cette méthode propose une meilleure optimisation du squelette granulaire mais le critère de blocage n‘est pas général pour tout type de granulat.
I.3  Méthode Française : 
Méthode française (LCPC) : proposée par De Larrard et al, 1994 : Au LCPC, un modèle mathématique a été développé à partir d‘un modèle de suspension solide (RENE LCPC). Ce modèle est basé sur les interactions granulaires entre les différents constituants du mélange. Il permet de prévoir la compacité d‘un mélange granulaire avec une précision inférieure à 1% à partir des constituants ci-après :
1.  les distributions granulaires
2.  les proportions du mélange
3.  la compacité propre
4.  la densité apparente
La procédure à adopter pour déterminer les proportions des divers constituants est la suivante:
1.  la proportion de liant est fixée a priori (70% de ciment, 30% d‘addition par exemple)
2.  le dosage, à saturation, du superplastifiant est déterminé. Selon l‘expérience du LCPC, ce dosage pourrait conférer au béton une viscosité élevée, la moitié de ce dosage serait plus pertinente.
3.  le besoin en eau de ce mélange (en présence du superplastifiant) est déterminé
4.  les calculs sont effectués avec le logiciel en tenant compte  du confinement (Effet de paroi). La viscosité est fixée de manière arbitraire à 5.104 La teneur en eau est réduite en conséquence et la proportion liant/filler est maintenue constante.
Une formulation de béton autoplaçant est donc proposée basée sur les prévisions du modèle. 


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